Comment devient-on pasteur?

Voilà un autre sujet où il est plus qu’urgent que le Corps de Christ revienne au fondement des apôtres et des prophètes du premier siècle, fondement dont Le Seigneur Lui-même est la pierre angulaire selon Éphésiens 2:20. C’est écoeurant de voir comment on s’est incroyablement éloigné de l’Évangile du Seigneur Jésus-Christ, plus éloigné que l’orient l’est de l’occident.

Depuis fort longtemps, la pratique de passer par des universités théologiques et surtout par des séminaires de formation biblique (d’ailleurs payants) pour être pasteur est devenu la mode, la norme, le standard, au point où la dénoncer est synonyme d’être un hérétique, un égaré, un fou.

Aux États-Unis d’Amérique cette pratique a été poussée à des extrémités telles que l’exigence par certaines congrégations de la Maîtrise en «sciences divines» comme diplôme minimum avant qu’ils vous embauchent comme «pasteur». Presque toutes les universités théologiques américaines organisent des salons de l’emploi pour ces soi-disant églises (toutes les confessions et dénominations oecuméniquement mélangées) où les nouveaux «diplômés» doivent venir avec un CV et subir un interview d’embauche sur le tas. Il n’est même plus surprenant de voir des offres d’emploi aux pasteurs publiées dans les journaux et magazines séculiers ou sur internet, avec des conditions de recrutement mondaines (qui n’ont rien à voir avec la Bible) telles que de très bons bulletins ou relevés de notes, des lettres de recommandation, le charisme ou des aptitudes de leadership, les accomplissements ou réalisations dans la société, l’adhésion à certains clubs (y compris franc-maçonniques), etc…, etc…

Comme le monde aime à imiter tout ce qui se fait aux USA, plusieurs autres pays leur ont emboîté le pas. C’est le cas de la Côte d’Ivoire qui a même dépassé les USA avec certaines de ses autorités «ecclésiastiques» qui, de concert avec les autorités administratives et politiques, ont imposé la «Carte d’Identité Pastorale» sans laquelle il serait illégal d’exercer la fonction de pasteur, les contrevenants s’exposant à des poursuites judiciaires.

Dans quelle Bible ont-ils vu tout cela?

Quelques jours avant le jour de la Pentecôte, quand il a fallu que les apôtres trouvent un remplaçant pour Judas Iscariot qui s’était suicidé après avoir trahi le Seigneur, ils n’ont pas organisé un séminaire de toute urgence ou un cours de formation biblique accéléré, payant! Ils n’ont pas lancé un appel aux disciples de Jérusalem de venir s’inscrire à une formation, payante! Ils ont tout simplement eu recours à la prière, d’un commun accord, en faisant confiance au Seigneur pour qu’Il fasse Lui-même le choix du remplaçant de Judas (Actes 1:15-26).

Pasteur de rue
Es-tu capable toi « serviteur de Dieu » de faire pareil?

Il n’est mentionné nulle part dans le Nouveau Testament, ni dans le Livre des Actes des Apôtres, ni dans les Épîtres aux Églises, que les disciples devaient s’inscrire à un cours de formation biblique payant, avant de devenir pasteur ou avant d’exercer l’un quelconque des 5 ministères énumérés en Éphésiens 4:11. Même au temps du sacerdoce lévitique depuis Aaron et ses fils, les formations payantes n’étaient pas une condition pour devenir sacrificateur. Malgré que les juifs avaient transformé le temple de Jérusalem en une «caverne de voleurs» (des propres mots de Jésus), infestée de toutes sortes de trafiquants et de marchands, d’ailleurs chassés au fouet par le Seigneur Lui-même, aucune formation biblique payante ne s’y est déroulée.

Nous sommes donc devenus pires que ces Juifs que le Seigneur avait chassés d’un temple pourtant fait de mains d’hommes, car nous profanons un bien meilleur et plus excellent Temple (le Corps de Christ) que Dieu Lui-même a construit au moyen du Sang précieux de Son Fils.

Certains de ceux qui aiment se risquer à raisonner ou argumenter contre Dieu et Sa Parole, d’ailleurs pour leur propre ruine et perdition, justifient leur égarement en prenant l’exemple de Paul qui a été «instruit aux pieds de Gamaliel» (Actes 22:3). D’abord Gamaliel ne faisait pas partie du Corps de Christ mais plutôt de ceux qui persécutaient le Corps de Christ. Ensuite, et mieux encore, Gamaliel n’a pas fait payer à Paul l’instruction que ce dernier recevait de lui.

À la question comment donc on devient un pasteur, 1 Timothée 3:1-7 et Tite 1:5-9 apportent la réponse pour ceux qui y aspirent. Laissons tout simplement parler la Parole de Dieu:

1 Timothée 3:1-7 : «Cette parole est certaine: Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une oeuvre excellente. Il faut donc que l’évêque (Note: un pasteur remplit les fonctions d’un évêque, c’est-à-dire veiller sur les disciples) soit irréprochable, mari d’une seul femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté; car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Église de Dieu? Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable. Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable.»
Tite 1:5-9 : «Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon mes instructions, tu établisses des anciens (y compris les pasteurs) dans chaque ville, s’il s’y trouve quelque homme irréprochable, mari d’une seul femme, ayant des enfants fidèles, qui ne soient ni accusés de débauche ni rebelles. Car il faut que l’évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu; qu’il ne soit ni arrogant, ni colère, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain déshonnête; mais qu’il soit hospitalier, ami des gens de bien, modéré, juste, saint, tempérant, attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs.»

C’est donc à ces conditions que quiconque aspire à la charge de pasteur doit se conformer, et non aux traditions et coutumes humaines qui ont remplacé la Bible.